LES Chênes
Il existe en France une dizaine d’espèces de chênes, réparties en deux groupes principaux.
• Les chênes à feuilles caduques :
Parmi ces espèces, on trouve le chêne sessile, le chêne pédonculé, le chêne pubescent, et d’autres. Leur bois est caractérisé par des cernes d’accroissement bien visibles, marqués par une zone initiale poreuse formée de gros vaisseaux de printemps. Le bois d’été est composé de petits vaisseaux et de fibres, avec des rayons ligneux de différentes tailles, créant une maillure en section radiale. La qualité du bois dépend fortement de la vitesse de croissance, influençant sa densité qui varie selon l’espèce, l’origine et la sylviculture. On distingue également l’aubier, blanc jaunâtre, du duramen, plus sombre. Ce bois se travaille bien et trouve de nombreuses applications : ébénisterie, menuiserie, fabrication de papier, panneaux, charpente, bois de mine, charronnage, wagons, piquets, etc.
• Les chênes à feuilles persistantes :
Ce groupe inclut le chêne liège, le chêne vert, et le chêne kermès. Ces chênes présentent une zone initiale poreuse peu marquée, dominée par les fibres. Leurs gros rayons ligneux sont nombreux et larges, avec un duramen brun rouge, plus ou moins foncé. Ce bois, très dense et difficile à travailler, est utilisé en construction, clôtures, marqueterie, chauffage, et carbonisation.
Extrait de la Flore Forestière Française
Néanmoins, il apparaît que deux espèces se démarquent principalement en raison du large spectre d’usages et de propriétés qui leur est conféré et de l’ampleur de leur distribution sur notre sol : le chêne sessile et le chêne pédonculé, qui composent à eux deux près de 30 % de la forêt française.
Ces deux sujets font l’objet de soins et d’attentions dans de nombreux départements, représentant les principales essences à vocation économique.
La forêt de Tronçais, véritable joyau patrimonial, est réputée pour être une des plus belles futaies de chêne d’Europe, fournissant un bois d’œuvre d’exception prisé pour la merranderie, la menuiserie, et l’ébénisterie.
Elle a été reconnue en 2018 par le label « Forêt d’Exception », qui récompense une approche équilibrée des différentes fonctions de ces lieux dédiés historiquement à la production d’exception, en œuvrant à la préservation et à la promotion des sites en termes de patrimoine et de biodiversité.
Dernièrement, ces essences ont été particulièrement médiatisées en assurant le chantier de reconstruction de la charpente de Notre-Dame en fournissant 1000 arbres issus des domaines publics ou privés à l’échelle nationale.
Ces deux variétés (sessile et pédonculé, dont le bois est très difficile à distinguer) sont commercialisées sans distinction sous l’appellation « chêne » chez les scieurs, négociants et autres marchands de bois pour les besoins courants de productions industrielles ou artisanales.
En raison de l’importance de ces essences dans notre environnement et notre quotidien, j’ai choisi de commencer cette rubrique par ces deux variétés incontournables. Je vous souhaite une bonne lecture.
